Littérature jeunesse, mode d’emploi

images-8Je ne crois pas vous avoir souvent parlé de littérature jeunesse sur ce blog, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, et puisque c’est là une des cordes que j’ai à mon arc, autant vous faire profiter de mes dernières découvertes dans le domaine !

En vacances en Aveyron, j’ai eu le plaisir d’y croiser ma cousine, illustratrice de talent – je vous dévoilerai son nom à l’occasion de sa prochaine parution, en décembre – et de glaner quelques précieux conseils sur les démarches à suivre afin de se donner les meilleures chances d’être publié dans le domaine de plus en plus fermé de la littérature jeunesse.

Ayant échoué dans mes dernières tentatives après quelques publications de ci de là, je me suis dit que l’on ne risquait pas grand chose à tenter une nouvelle méthode, méthode qui s’est avérée payante pour elle en tout cas puisqu’elle lui a valu de décrocher deux albums à illustrer !

Petite précision : elle est illustratrice, donc, et l’immédiateté d’appréciation d’un dessin rend d’emblée tout démarchage plus facile, que ce soit via email ou dans un salon du livre – où personne ne lira jamais sur-le-champ l’une de vos histoires -, mais que cela ne vous empêche pas d’au moins essayer. Et de me tenir au courant du résultat !

Attention, les conseils qui suivent sont essentiellement destinés aux auteurs de textes à illustrer (pour les 3 – 6 ans, donc), mais il y a fort à parier que la même démarche fonctionne pour les autres tranches d’âge.

Petits conseils en 7 points lorsque vous envoyez un texte inédit :

1) Faites votre travail d’enquêteur en parcourant d’abord les librairies – si possible spécialisées, ne pas hésiter à y interroger les vendeurs – ainsi que les sites Internet, en sériant d’ores et déjà à la fois les maisons qui font la partimages belle au texte – ce n’est pas toujours le cas – et celles qui publient des écrits dans une veine semblable à la vôtre (sinon vous perdriez votre temps).

2) Cernez bien les dernières tendances, qui sont hélas pour le moment celles des pop ups et des livres sans textes ! Il vous faut savoir que les éditeurs sont certes en demande d’auteurs – denrée plus rare que les illustrateurs, les créatifs les plus prisés étant tout de même les illustrateurs-auteurs -, qu’ils sont en quête d’une sensibilité, mais que les mouvements éditoriaux sont nombreux en leur sein, et que donc les images-2aspirations changent au gré des changements de directeurs de collections…

3) Une fois le ciblage opéré, oubliez d’emblée l’envoi papier par la Poste – ils sont juste débordés, elle a pu le constater lorsqu’elle travaillait au tri des manuscrits chez Albin – repérez plutôt l’adresse email duimages-1 service des manuscrits sur le site de la maison d’édition que vous avez ciblée et utilisez ce biais-là, bien plus efficace selon elle.

images-34) En partant du principe de débordement, qui s’applique à ce biais-là aussi, envoyez uniquement un extrait de votre texte inédit, cela vous évitera un éventuel plagiat (c’est arrivé à une amie)… A moins que vous ne soyez illustrateur aussi, évitez (me permets-je d’ajouter) l’envoi d’illustrations effectuées par des tiers, qui ne s’inscriront pas forcément dans la ligne graphique de l’éditeur pressenti et qui risquent juste de bloquer votre texte.

5) Envoyez conjointement des extraits – cela semble être le principe de base dans cette course à l’essentiel – et des illustrations de textes déjà publiés afin de constituer une sorte de mini dossier de presse mettant en valeur vosimages-4 publications précédentes (si vous en avez bien sûr). Si vous possédez des recensions, les inclure également, d’un coup de scan tout cela est si vite fait.

images-56) Si vous n’obtenez pas de réponse dans les deux semaines, ne pas hésiter à relancer le même projet, sachant aussi que, tout comme par la Poste, les emails peuvent se perdre…

7) Si vous n’obtenez toujours pas de réponse après cette deuxième manoeuvre, renvoyez un nouveau texte (sur le précédent modèle) ; et relancez à nouveau après deux semaines si vous n’avez pas eu de réponse.

Voilà, c’est tout !

Mais c’est déjà beaucoup ! 😉

Il est bon de savoir, ma cousine illustratrice en a fait l’expérience, qu’un texte et/ou une illustration peut n’attirer aucune réponse pendant une année (2,5 années dans son cas !), puis tout à coup l’on vous propose un album ! Y compris alors que vous n’êtes pas connu(e).

Il est donc vital de ne pas se décourager et d’essayer, d’essayer encore.images-6

N’hésitez pas à me tenir au courant si ces conseils vous ont aidé(e), ou si vous en avez testé d’autres de votre côté, afin que l’on reparle ici de votre prochain album, par exemple ? 😉

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