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Mes passions

L a musique : c'est la première et la plus vivace de mes passions depuis toujours.

Cela a commencé par des cours de chant, solfège et flûte au Conservatoire régional de musique de Montpellier, ça s'est poursuivi par la chorale universitaire durant mes années de fac (en France comme en Angleterre), et puis il y a eu un intermède californien inattendu où je me suis retrouvée à chanter (en costume d'époque !) dans L'Amour médecin de Molière, accompagnée au clavecin...

Ensuite il y a eu toutes les années anglaises passées à chanter dans les pubs avec un amoureux spécialisé en ballades écossaises, à aller en parallèle au concert et à l'opéra (voir Mes années anglaises), sans parler de l'intermède niçois où, fauchée comme les blés à un moment donné, je me suis retrouvée chanteuse de rues avec un ami américain (un grand moment de ma vie !). J'allais oublier le plus important : c'est durant mes années anglaises (où je prenais déjà des cours de piano) que j'ai repris des cours de chant classique, avec un professeur très enthousiaste (Ian Lewis, ancien élève du RNCM) qui me poussait à faire carrière (j'étais mezzo soprano). J'ai hésité, et puis sachant que (tout comme Jessie Norman...) je n'arrivais pas à déchiffrer à vue et que ce serait un fameux handicap, j'ai renoncé, aussi avec l'exemple sous les yeux de la vie stressante que menaient tous les musiciens classiques que j'étais amenée à rencontrer par le biais de mes logeuses, Lizziz & Sare, toutes deux musiciennes classiques également (revoir Mes années anglaises). C'est aussi en Angleterre que j'ai fait l'acquisition d'un dulcimer et un accordéon diatonique (mélodéon) du XVIIIe que je chéris amoureusement depuis.

Les Pays-Bas et la Belgique ont été beaucoup plus calmes à ce niveau-là, en dépit de concerts world réguliers à la Tentation (Bruxelles) du temps où elle existait encore et où j'y travaillais comme accueillante bénévole. Je joue toujours du mélodéon (voir photo), je chante toujours un peu mais moins qu'avant, mes amis ici n'étant pas dans la musique (comme c'était le cas à Manchester ou à Nice), mais pour la plupart dans le cinéma ou la peinture.

C'est à Bruxelles néanmoins que je me suis découvert une passion pour le baroque ! Ici, donc, j'écoute beaucoup de cd classiques (les concerts m'ennuient, à présent), je travaille au son de la radio Barock Music (sur itunes) et le soir je lis en écoutant Mezzo ou Musique 3 (l'équivalent belge de France musique) où j'ai fait beaucoup de belles découvertes en musique baroque et  ancienne !


L a littérature : que dire si ce n'est que les livres, dont la littérature, sont ma passion depuis toujours, ce dont le lecteur perspicace ne s'étonnera pas vu la teneur, et la couleur, de ce site !

Enfant, déjà, je n'aimais rien tant que d'être laissée tranquille dans mon coin pour dessiner ou lire.

A l'adolescence je dévorais des livres tard dans la nuit avec une lampe de poche, au grand dam de ma mère qui opérait ponctuellement des inspections nocturnes...

Jeune adulte je lui ai piqué tous ses bouquins féministes en croyant lire de la "grande" littérature...

Etudiante aux Etats-Unis je séchais les cours pour lire.

Etudiante à Montpellier  j'ai découvert le bonheur de lire Conrad, et d'autres, en anglais.

Au fil des déménagements j'ai donné, ou vendu, beaucoup de livres, quand j'étais pauvre aussi (fallait-il que je n'ai pas d'autre choix alors !).

Puis je me suis mise à en écrire...

Durant mes cinq années aux Pays-Bas j'ai tué un ennui profond à coups de Duras ou de Modiano que j'ai lus quasiment in extenso grâce à la bibliothèque de l'Alliance française, c'était le grand bonheur de mes journées ; tout comme le bonheur de mes journées d'été dans mon village de V a toujours été d'installer un transat dans le jardin, de mettre la radio sur France Inter et de dévorer livres ou magazines...

Ici à Bruxelles je lis le soir quand je ne sors pas, et tous mes week-ends y sont généralement consacrés, me faisant dévorer livres de poésie, comme romans, comme recueils de nouvelles, comme best-sellers de qualité. Les pavés ne me font plus peur (je lis très vite) et je garde un délicieux souvenir de mes dernières vacances de Noël passées en compagnie des mille pages d'Annie Ernaux en Quarto.

Et je n'oublie pas le privilège de ces dernières années, avant de travailler pour l'UE comme réviseuse (...), où j'ai pu me consacrer exclusivement à ma passion, baignant dans la littérature du matin au soir et du soir au matin puisque j'étais traductrice littéraire exclusivement et quand je ne traduisais pas, j'écrivais. Bien évidemment, quand je ne faisais ni l'une ni l'autre, je lisais, un vrai privilège !

Quand j'aurai rempli ma bibliothèque idéale vous en apprendrez alors davantage sur mes autres lectures...


L es voyages : que vous dire à ce sujet ?

Enfant, je voulais être exploratrice, sans doute inspirée par le modèle de mes ancêtres cap-horniers, ou encore celui de mon grand-pèrre paternel qui, à seize ans, avait déjà fait deux fois le tour du monde !

La suite de ma vie, pour des tas de raisons que je vous épargnerai, n'a pas vraiment confirmé cette ambition, que j'ai reclassée en exploration des âmes plutôt que de pays...

J'en ai néanmoins visité quelques-uns, ainsi que le prouve cette page et surtout celle de mes villes préférées, et je pense avoir fait le deuil des autres.

Ce qui m'intéresse le plus, en fait, c'est non pas de visiter mais de vivre ailleurs (voir l'onglet D'un pays à l'autre), d'adopter un autre mode de vie (qui finit néanmoins par toujours être le même...), découvrir en profondeur d'autres us et coutumes, éventuellement une autre langue. Paradoxalement, je suis fan ces temps-ci (par manque de temps ou d'argent) des city trips qui sont tellement "mode" ! 😉

A ce jour j'ai vécu dans cinq pays (France, Etats-Unis, Angleterre, Pays-Bas et Belgique) et je dois dire que n'était une force d'inertie qui me cloue à Bruxelles depuis trop longtemps, j'aimerais encore traîner longuement mes guêtres du côté d'Essaouira, du Mexique ou de Tokyo.

Et il n'est pas dit que je ne finirai pas par y aller pour quelques semaines, quelques mois ou quelques années...


L es langues étrangères : voici qui ouvre un vaste débat entre moi et moi.

Oui j'ai aimé les langues étrangères et les ai étudiées, autrefois, préférant de beaucoup aujourd'hui juste les écouter, et ne désespérant pas d'un miracle qui me les ferait apprendre sans effort, effort qu'à mon âge je n'ai plus tellement envie de fournir, soyons honnête.

Mais commençons par le commencement...

Au commencement était l'anglais, auquel se sont très vite greffés latin et grec que j'ai cordialement détestés et qui me l'ont d'ailleurs bien rendu !

Puis est venu l'allemand et son cortège de séjours linguistiques ; c'était décidé, après avoir voulu être assistante sociale je serais prof d'allemand !

En seconde je rêvais du russe, mes parents lui ont préféré le latin qui me serait tellement utile plus tard (j'attends toujours d'en être convaincue), la punition de ma mère n'a pas traîné qui a dû s'atteler à mes thèmes et versions tellement j'étais nulle, en dépit de fouilles archéologiques chaque été qui auraient pu quelque peu me motiver.

Dix-sept ans, l'Amérique, à mon retour c'était décidé, je serais anthropologue ! Là encore mes parents ont jugé bon d'intervenir, l'anthropologie ne me mènerait nulle part, je ferais donc des études d'anglais, assorties de cours d'espagnol que j'adorais.

Vaccinée par ma prof d'allemand de terminale m'ayant suppliée de ne pas enseigner une langue si je l'aimais, je n'ai néanmoins jamais rêvé d'enseigner l'anglais.

Et par défaut autant que par hasard, me suis retrouvée enseignante de FLE pendant dix ans, avec in fine le constat que je ne supportais plus d'entendre ma belle langue massacrée.

Puis je suis arrivée aux Pays-Bas où tout naturellement, j'ai appris le néerlandais, la seule langue au monde qui vous donne le cancer de la gorge, a dit Marc Twain ! 😉

Le miracle dont je ne reviens toujours pas est que cet apprentissage m'ait permis de traduire tout un livre de cette langue il y a peu (mais non sans mal).

Je doute que mon apprentissage Assimil de l'italien avant de partir un mois à Rome en résidence d'écriture soit très convaincant comme apprentissage d'une langue...

Par contre, plus tard, il y a quatre-cinq années de cela, voilà que je me suis attelée à... l'arabe, Dieu seul sait par quelle lubie, à part mes origines pied noir ! Et j'ai tenu bon une année avec une très mauvaise enseignante qui n'a rien fait pour m'aider à digérer les lettres solaires et les lettres lunaires, ainsi que d'autres complexités de la langue arabe, ne serait-ce que dans sa graphie (trois ou quatre écritures possibles pour la même consonne selon sa place dans un mot...). J'étais la seule intellectuelle du groupe constitué de femmes arabes d'âge divers, certains très avancés, qui étaient toutes analphabètes ! Et suivaient le cours pour pouvoir lire le Coran...

Comme si cela ne suffisait pas, voilà que l'année suivante, preuve que je ne suis pas sectaire, j'ai appris le... yiddish ! pour des raisons hitoriques et sentimentales qui me sont beaucoup plus claires. Malédiction, le yiddish utilise l'alphabet hébraïque et deux alphabets étrangers en deux ans ont eu raison de moi, je l'avoue ! Curieusement, si j'ai oublié les deux derniers, je révise pour le PE les textes traduits du grec, que je lis toujours...

Ce qui me fait dire que les langues étrangères, c'est bien quand on est jeune, mais que sur le tard cela demande un travail colossal que je ne suis plus prête à fournir (même si c'est certainement très efficace pour repousser un éventuel Alzheimer...;-) )

Du coup j'ai abandonné pour l'instant le projet de me mettre au maltais, langue d'une partie de mes ancêtres, et je pense que je n'aurai jamais le courage de m'atteler au japonais, langue qui pourtant me fascine.

Surtout, faisons les comptes : que me reste-t-il de toutes ces belles études ? Le latin et le grec ne me sont pas vraiment utiles dans ma vie courante, sauf pour le grec ainsi qu'expliqué supra. Mon allemand, autrefois presque parfait, me permet tout juste de me débrouiller en Allemagne tant il a été supplanté par le néerlandais que je déteste cordialement (après avoir rêvé d'apprendre cette autre langue de mes autres ancêtres...) et que donc je parle le moins possible... Mon italien me sert à plaisanter avec mon charcutier (italien), mon espagnol a de beaux restes mais ça s'arrête là. Mon arabe et mon yiddish ont été vite oubliés. Reste mon anglais, encore bilingue mais pour combien de temps ?

Moralité : beaucoup d'efforts, voire de vent, pour rien. Much ado about nothing, aurait dit Shakespeare...

A partir d'aujourd'hui, c'est décidé, j'améliorerai ce que je possède déjà : mon français, et mon espagnol qui en a bien besoin et que j'adorerais traduire mais ça, je crois que ce sera pour une autre vie...


A lors là, c'est la passion de toutes les passions, une qui ne m'a jamais lâchée sauf dans mes moments les plus difficiles où je n'avais tout bonnement plus le coeur à rien. Et gourmande comme je suis, c'est un très mauvais signe quand je n'ai pas faim !

Cela a commencé avec mes grand-mères, sûrement, toutes deux grandes expertes devant l'éternel - et religieusement, je cuisine toujours la tarte à la coca de ma grand-mère algéroise -, et cela a continué par la réalisation de mon rêve dès que j'ai pris mon premier appartement : pouvoir y inviter des amis à manger !

Bonheur sans nom du menu que je concocte des jours à l'avance, et de la liste des courses, et de la déco de table (influence d'Un Dîner presque parfait oblige) !

Au fil des années et des voyages j'ai collectionné amies expertes et recettes exotiques,ainsi que quelques amoureux sachant cuisiner, un bel atout ! Et je repense à Adrian, en Angleterre, grand végétalien devant l'éternel et qui faisait ses propres confitures !

En Angleterre toujours, j'ai même lancé ma propre entreprise de traiteur à domicile (Bon Appétit !) histoire de mieux boucler mes fins de mois... Quelle aventure ce fut, deux années durant, je crois : les courses faites à vélo avec une amie puis es kilos de pommes et de pdt  montés au troisième, la cuisine faite sur un baby belling (2 plaques) et dans un mini four, qui me faisait ensuite enjamber toute la soirée des tartes cuites une à la fois et posées par terre, sans parler ensuite du transport hasardeux dans l'Austin mini de l'amoureux écossais déjà évoqué. Certaines mousses au citron n'y ont pas résisté !

J'ai ainsi cuisiné pour deux mariages (un juif, un irlandais), une graduation party à l'université pour laquelle je travaillais, une soirée romantique pour un de ses profs où j'ai confondu cannelle et muscade et où personne n'a rien remarqué (ah, ces Anglais !), une réception chic avec orchestre de chambre à la clé, ainsi qu'à la Délégation culturelle de l'ambassade de France.

Aux Pays-Bas où j'avais invité ma belle-mère et sorti tous mon savoir pour la recevoir avec les honneurs en dépit de notre peu de moyens, j'ai glané en retour cette merveilleuse remarque : " Surveille ta femme, mon fils, elle est trop dépensière !" Inutile de préciser que je ne l'ai plus jamais invitée !

Aux Etats-Unis, je me souviens avoir cuisiné un couscous pour toute ma fratrie de colocs à Kresge College (UCSC) et avoir savouré la liberté de pouvoir faire mes courses au supermarché à... 7 heures du matin ! Je me suis néanmoins fait réprimander pour ne pas avoir souri à l'employé qui remplissait les rayons, Welcome to California,my friends!

Ici à Bruxelles j'aime toujours cuisiner, et inviter, mais parfois ça me fatigue. Alors j'adore que l'on cuisine pour moi, aller au restaurant quand j'en ai les moyens, ou encore être à mon tour invitée...

 A défaut de sorties, je compense très largement avec le nombre d'heures passées devant Cuisine + tv, que je vous recommande chaleureusement ! Curieusement, mes chefs préférés y sont Nigella (fille de l'ancien Premier ministre anglais), Bill (Australie), et Jamie Oliver of course!

Pour finir en beauté, une petite recette peu connue mais délicieuse, celle de la riste arlésienne récoltée en Arles lors de l'un de mes séjours...:

Couper en petits dés deux grosses aubergines, y ajouter les dés de deux tomates, saupoudrer d'ail ciselé, de sel et de poivre et laisser compoter à couvert pendant environ une heure. Vous m'en direz des nouvelles ! 


J 'ai été la première étonnée par cette passion, qui fut un véritable engouement durant mes années anglaises et ensuite...

Moi qui n'ai aucune patience, mais vraiment aucune, et qui avais détesté les broderies imposées par ma grand-mère lors de mes jeunes  étés à la campagne, j'ai pu rester des heures entières à broder minitieusement. Je pense que la maniaquerie de la réviseuse était déjà à l'oeuvre dans cette occupation, qui en dit par ailleurs long sur le temps libre dont je disposais à l'époque...

Ce qui est tout aussi intéressant, et je n'en ai pris conscience qu'il y a peu, c'est que je brodais exclusivement des... abécédaires (et en offrais à tous les vents, pour le plus grand bonheur de ma grand-mère !)

Après quoi je me suis mise à l'écriture et les abécédaires ont été remisés...

Il m'en reste encore un ou deux à terminer, et je ne désespère pas de m'y remettre (si seulement j'avais autant de temps qu'avant !).

Tout comme je ne désespère pas de me remettre au dessin et à la peinture (j'ai d'ailleurs acheté tout le matériel !), histoire de parfaire mon image de jeune fille bonne à marier... 😉

Je brode, je chante, je joue du piano, que demander de plus à une femme ?

 

2 commentaires

  1. Dimitri sur 10 juin 2014 à 12:53

    Je sens des pensées impures envahir vos âmes corrompues. Vous avez toutefois vu juste, la turlutaine est bien une pratique orale.

    • Edith sur 10 juin 2014 à 3:13

      Dimitri ! Suis-je bien sûre de te comprendre ? 😉

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