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Mes années anglaises

C 'est ici sans doute que j'ai vécu les plus heureuses années de ma vie et j'ai adoré ce pays autant que l'on peut adorer un homme, même plus, sûrement !

Cinq années entre Manchester et Londres, de jeune fille au pair à lectrice d'université à chargée de cours, en passant par traiteur à domicile ! N'êut été une grisaille qui a fini par m'atteindre (cf Mes années belges...), un été de trop où le soleil a dû luire 3 jours (je n'exagère pas !), j'aurais pu y rester une vie entière, j'aurais beaucoup aimé, en fait.

Tout me plaisait dans ce pays, l'humour et l'excentricité de ses habitants comme l'architecture, les pubs feutrés et leurs "sessions" de musique folk, autant que la campagne opulente (pour éviter d'écrire verdoyante).

De l'Ecosse à la Cornouaille je l'ai arpenté, du Pays de Galles à l'East Anglia, du Yorkshire à Brighton et j'ai tout aimé, tout, une passion, féroce ! Pour sa langue et sa littérature aussi.

U ne grande partie de mon bonheur, lorsque j'ai habité Manchester, a été cet appartement que me louaient dans leur maison de Didsbury deux adorables musiciennes (Lizzie du Camerata et Sarah du Halle orchestra) et où m'attendaient à mon arrivée une bouteille de vin et deux tickets pour un concert au Halle ! Vivre auprès d'elles m'a permis de côtoyer avec bonheur et intérêt nombre de musiciens qui passaient régulièrement à la maison pour y boire un verre ou y loger, qu'il s'agisse de Nick Braithwait de l'orchestre de... Tanzanie (que j'adulais en secret), du violoniste Nigel Kennedy, ou encore des pianistes Imogen Cooper ou Anne Queffélec avec qui je me souviens avoir passé de délicieuses soirées. Inspirée, c'est dans cette maison que j'ai appris à jouer du piano...

Après toutes ces belles années résolument musicales (suite aux encouragements de mon professeur de chant, j'ai alors sérieusement songé à une carrière lyrique), ne souhaitant plus enseigner, je suis partie pour Nice (un choc culturel en soi !), puis la Hollande, puis la Belgique, pour me retrouver face à la même impasse météo, invivable à long terme pour la Méditerranéenne que profondément je suis, le charme britannique en moins, hélas...

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