Portfolio

Auteur jeunesse

Illustration d’Eva Offredo

Auteur jeunesse est une activité à laquelle je n’avais absolument pas prévu de m’adonner !

C’est venu de plusieurs fronts, en fait, d’abord par le biais de cours d’écriture suivis à Bruxelles, où la directrice m’avait conseillé ce créneau, encore ouvert à l’époque, puis par celui de rencontres, dans cette même école, d’illustrateurs jeunesse en quête d’auteurs…

C’est ainsi qu’est né mon premier album, Au Pays des rois, chez Nathan, à partir d’une idée de Zaza (Isabelle Jonniaux) qu’elle ne savait pas comment développer au-delà du premier paragraphe…

Après une première rédaction doublée des illustrations de Zaza, l’aventure connut de multiples rebondissements puisque nous avons d’abord essuyé moult refus, puis eu une ouverture chez Nathan, annulée par le directeur de collection suivant (qui remplaçait le précédent…) qui voulait bien le texte mais pas les illustrations, avons ensuite baladé l’histoire chez Pastel où l’on nous a donné d’excellentes pistes de réécriture, pour nous en retourner chez Nathan avec une nouvelle mouture du texte et surtout, surtout, une maquette calquée en tous points sur celle de la collection que nous visions, et qui a remporté la donne auprès… d’un troisième directeur de collection !

J’ai ensuite tourné dans quelques écoles avec ce livre, affolé les enfants parce que j’étais un auteur vivant, fait des animations ludiques, des signatures à la Foire du livre (Bruxelles) et à Vertoux (France) lors d’un mini festival auteurs/illustrateurs où nous avons été remarquablement accueillis, rencontré à cette occasion tout plein de chouettes illustrateurs, après quoi ce furent les traductions vers le coréen et l’italien… Tiré à 6 000 exemplaires, cet ouvrage est aujourd’hui épuisé mais on le trouve encore d’occasion.

L’idée de mon second, Les Escalators, j’adore ! (Gauthier Languereau), m’est venue alors que j’étais à la Gare du Midi (Bruxelles) et que je regardais les marches de l’escalier roulant disparaître dans le sol tandis qu’une lumière verte clignotait en dessous, me demandant ce qu’un enfant pouvait bien en penser… Ce fut une aventure ensuite avec l’exposition organisée autour (illustrations des Escalators mais aussi de mes autres travaux), la mise en scène des Escalators, des chants classiques et des lectures, sans parler de dégustation de Smarties, meringues et autres délicieuses cochonneries ensuite ! Tiré à 6 000 exemplaires également, il est lui aussi épuisé mais on le trouve encore d’occasion. Il n’a pas fait l’objet de traductions. Par contre, il a été sélectionné pour le Prix des Incorruptibles, un prix géré par les enfants (mais ne l’a pas décroché).

Le troisième a été annulé, pour la saga dans sa totalité se reporter à mon billet Bela sur le sujet…

Le faux troisième album (L’Hôpital ? Même pas peur !)  est une commande décrochée chez Lito où j’avais déjà une ou deux histoires publiées en albums collectifs. On ne peut pas dire que, contrairement aux deux précédents, il déborde de fantaisie ou de poésie, bien au contraire. Je m’en suis tirée du mieux que je pouvais avec ce sujet imposé d’une grande ingratitude (d’autant que je n’ai pas d’enfants moi-même, et manque donc fortement d’un ancrage réel pour créer des histoires réalistes qui, dans l’absolu, ne m’intéressent guère). Je n’ai jamais eu d’échos ni sur son tirage ni sur ses ventes, et s’il a été mentionné ici et là dans la presse ce fut fugace… (contrairement aux deux précédents).

J ‘ai poursuivi quelques temps ma collaboration chez Lito en albums collectifs, tout comme j’en avais entamé une du même ordre au début de ma carrière avec Albin Michel.

Et puis la collaboration s’est tarie (les renouvellements dans le milieu ont l’air fréquent, il y aussi fort peu de suivi, Nathan ne m’a jamais demandé un autre album, par exemple, en dépit du succès du premier, et ils ont refusé mes propositions suivantes comme si j’étais un auteur qu’il n’avait jamais rencontré… :-( )

Ainsi s’achève ma vie d’auteur jeunesse, que depuis quelques années je ne poursuis plus tellement j’ai essuyé de refus pour des textes jugés trop farfelus (Pourquoi la terre elle est ronde ? en était un exemple), et donc déstabilisants pour les enfants…

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